Ovni \

Un grand bol d’air pour Quechua

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Hiking on the moon

Une très belle réalisation, à la fois visuelle et musicale pour ce film aspirationnel de Quechua. Une prise de parole innovante pour cette marque de grand distributeur, qui sort de la simple valorisation du produit mais incarne les valeurs de la marque. Quechua fait ainsi une belle montée en gamme, en terme de perception et rend ses produits extrêmement désirables. Bravo

 

 

Inside TBWA \

Nous recherchons : Social Media Strategist

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Au coeur d’une équipe digitale de 20 personnes, aux cotés de la création, tout proche du département PR, et en contact direct avec les plus grandes entreprises françaises et internationales.

 

Vous aurez comme mission de bâtir les stratégies sociales de nos clients et de les accompagner dans le temps. Vous maitrisez parfaitement l’ingénierie de l’influence (cartographie, outils de veille et de reporting, datavisualisation), et vous pensez que le social media c’est surtout des idées fortes, contactez-nous [nicolas.andre@tbwa-corporate.com]

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Point de vue \

Un bureau pas comme les autres

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Depuis le temps que je patiente dans ce bureau noir, j’entends qu’on s’amuse et qu’on chante au bout du couloir… Le client a enfin tourné le verrou, j’ai pu sortir vers le grand jour… ah non en fait il fait déjà nuit et il n’y a personne autour.
Autant retourner à l’agence car finalement, ce petit bout de bureau, on y tient. Format A1, chromie beige , déclinée à 20%, forme de coupe arrondie aux 5 mm , un teint épuré, aucune fonte de présente, à part les pâtes en bolo que je m’apprête a manger.. Vous remarquerez que je ne mentionne pas la marque, on en parle déjà assez à longueur de journée.

Je voudrais partager avec vous, la journée type d’un bureau. Sur les coups de 9h30 il se fait réveiller en trombe; aucun signe de politesse, même pas un bonjour, on l’ignore et pourtant on lui impose le poids d’un sac usé qui se déverse de tout son corps sur son dos. Il a même le droit parfois en guise de réveil à une goutte de café double qui s’échappe du gobelet fraîchement arraché au bar du rez-de chaussée. Pour l’achever en cette heure matinale, on lui gratte le bout du ventre afin de trouver notre bonne vieille  To Do List  de la journée, projetée dans un coin après un départ furtif la veille, de peur de louper le dernier métro.
Premier répit, le bureau peut partager les nouvelles du matin avec son propriétaire. Souvent celles issues du Figaro, car Libération se fait rare, tentant déjà de libérer la gauche de Hollande, ce qui n’est pas une mince affaire.
Ca y est, première semonce, le téléphone sonne. Prise de conscience, stress, stupeur, tremblement, son propriétaire s’agite : on lui signale que le photographe envoyé en mission est bloqué à la frontière et ne pourra pas aller au Gabon comme prévu : 3 semaines de travail qui se voient disparaître en fumée. Le bureau devient orphelin pour la première fois de la journée après avoir tout de même souffert de  deux violents coups de poings sur le bout de son nez. Il peut donc se replonger dans un sommeil bureautique. Il se fera pourtant réveiller 347 fois par un bourdonnement assourdissant créé par le poste téléphonique qu’on lui fait subir depuis maintenant 15 ans.

L’après-midi, le bureau est un autre homme : il commence à sourire, en réalité il s’ennivre de bonheur à mesure que gens déposent des maquettes sur son dos. Ses sensations sont palpables, le réchauffement des couleurs l’impressionne, le sentiment de symbiose avec les graphismes lui fait tourner la tête. C’est peut être un détail pour vous, mais pour lui cela signifie beaucoup, car sa vie sentimentale est bien morne et donc émotionnellement maussade… Son problème à ce bureau, c’est qu’il n’arrive pas à avoir de relation stable avec son propriétaire. Ce dernier le quitte souvent au bout de 6 mois, le plus souvent sans même un adieu… Peu ont été ses relations qui se sont prolongées dans le temps, l’ont vu briller de mille feux et d’amour sans que la tristesse ne s’en mêle. Ainsi, ce brin de folie que représente l’art à ses yeux lui permet de le transporter vers un univers que nul ne pourrait atteindre sans s’y connaitre en bureautique. Il aime aussi à croire, pour se réconforter, que l’art est non pas la représentation d’une chose belle mais la belle représentation d’une chose, et qu’un jour on serait amené à le prendre aussi comme sujet.

Le soleil quitte le navire, il commence à se faire tard. Le bureau retrouve d’ailleurs enfin son propriétaire qui s’agite sans retenue tel un poisson sorti de son bocal, pour finalement l’abandonner lâchement. Le bureau se retrouve comme à son habitude dans une solitude profonde, et le voici qu’il devra espérer pendant 12h que ce sera le même propriétaire qui sera là demain.

Pour ma part je vous quitte également, je vais rejoindre mon amour à moi, le bureau de tabac.

 

Création \ Point de vue \

Storytelling – La nécessité du conflit

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Les marques qui restent en mémoire ont toujours pour elles la force du mythe, soit la capacité à raconter une belle histoire. Pas juste une historiette – pompeusement appelée storytelling et déclinée sur trois pages web – mais un véritable récit de marque.

Ce récit n’est jamais écrit in-extenso, à la manière d’un roman. C’est un texte invisible, profond, souterrain, que chacun reconstitue dans sa tête sur la base d’informations fragmentaires, indirectes et toujours plus évocatrices que clairement explicites. De l’aventure racontée, on ne perçoit généralement que des bribes, des reflets, mais cela est suffisant pour alimenter l’imaginaire de chacun. Ce récit est essentiel car on n’achète pas seulement – et peut-être jamais – un produit, ni même une marque : on achète avant tout une histoire à laquelle on a plaisir à croire et envie d’adhérer (c’est notamment très vrai pour le parfum où certaines marques mythiques, telles Apple ou Levi’s). C’est seulement ensuite que ce récit va prendre corps à travers une multiplicité de formes : terminologies, design produit, PLV, architecture du point de vente, outils digitaux, film, spot radio, matériel d’édition, etc. La marque ne doit donc plus être considérée comme étant le point d’origine de sa propre stratégie mais plutôt – changement de paradigme – comme une simple expression de l’histoire qu’elle nous raconte et dont elle se sera approprié les éléments narratifs. Lire la suite

Non Profit \

Encourageons ceux qui ne le sont pas assez!

Dans la série « les jolies initiatives de TBWA\Corporate pour ses clients »…

L’agence a eu l’idée de créer pour Malakoff Médéric, partenaire de la Fédération Française Handisport depuis 2009, le Club des Supporters Handisport sur Facebook. L’occasion à 4 mois des Jeux Paralympiques de Londres de rassembler un maximum de supporters pour accompagner ces athlètes qui, malgré leurs efforts, manquent de soutien.
Plusieurs rencontres de blogueurs et d’athlètes, des vidéos d’événements sportifs, des portraits seront mis en ligne pour mettre en lumière le quotidien des entrainements de ces sportifs d’exception.
Nous comptons sur vous pour soutenir cette belle action en devenant fan et pourquoi pas participer aux concours pour gagner chaque mois un séjour à Londres.

Rejoignons le Club, soutenons les athlètes Handisport, Devenons fans ici !

 

 

Ovni \ Point de vue \

La vie du créatif: Les idées

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Aujourd’hui, nous parlerons de l’essence même du travail d’un créatif : la quête de l’idée. Pour avoir la plus belle idée (et le Prix qui va avec), on vendrait père et mère en signant la promesse de vente avec le sang de sa propre sœur. Car une bonne idée est beaucoup plus qu’une abstraction (« l’idée est ce dont on a plaisir à se souvenir »), elle apporte des bénéfices bien réels : notoriété, sex-appeal, évolution professionnelle, gloire, beauté, argent, etc. Et puis une belle idée peut vous faire passer à la postérité. Quand on y pense, c’est même une chose qui peut vous survivre beaucoup longtemps qu’un enfant, réfléchissez.

La première idée est-elle forcément la mauvaise ?

On nous apprend toujours à nous méfier comme de la peste de la première idée qui vient. Car la première idée, la plus évidente, est celle qui s’offre sans résistance aux fainéants, aux peu endurants, aux conquistadors du dimanche. Les grands conquérants d’idées, eux, n’ont pas peur de s’enfoncer, pour un périple de plusieurs jours, dans la jungle mentale située juste derrière. Après des jours d’efforts, ils découvrent enfin la pépite tant recherchée… Mais pas forcément. Car c’est parfois là que la chose dévoile tout son vice. En effet, si tout était aussi simple, il suffirait d’écarter la première idée pour trouver la bonne. Naïveté, car une longue réflexion nous ramène parfois… à cette première idée. Donc, pour résumer, toute première idée doit-être présumée mauvaise jusqu’à ce qu’on réussisse à prouver qu’elle est bonne.

Les idées viennent-elles en travaillant ?

Cette croyance tenace – sans aucun doute propagée par la Direction – tendrait à faire croire que le talent n’est qu’une affaire d’effort et de motivation (le fameux « 10% d’inspiration, 90% de transpiration ») et que, pour peu qu’on arrive à la faire travailler 60 heures par semaine, on pourrait obtenir des miracles même d’une huître de Marennes-Oléron. Certes, tout cela est loin d’être faux (et, pour paraphraser Nicolas S., une bonne idée c’est comme la croissance, il faut être prêt à la chercher avec les dents) mais ça reste un peu réducteur. Penser cela, c’est nier l’importance de la pensée intuitive – avec tout ce qu’elle a d’erratique et d’irrationnel -, celle de l’héritage familial, de la culture personnelle ou des avanies infantiles qui ont construit notre psyché. Alors, pour mettre tout le monde d’accord, nous dirons que le travail ne permet pas d’avoir de l’inspiration ; il permet de limiter les chances de passer à côté d’une bonne idée. Ce qui n’est pas tout-à-fait pareil.

Les idées viennent-elles dans les rêves ?

Quelqu’un m’avait un jour posé ma question et la réponse est non. Un rêve, c’est par exemple quelque chose où vous êtes chez le boucher (qui, en fait, est votre mère) et à qui vous demandez une tranche de jambon à photocopier (il a un Minolta à côté des côtelettes, c’est ainsi). Soudain, plusieurs ninjas entrent dans le bar (entre-temps, c’est devenu un bar) et vous ne pouvez pas leur échapper car vous courez tout nu en chaussettes sur un parquet ciré. Du coup, Balladur vous attrape (finalement, c’est plus des ninjas, c’est Edouard Balladur) et vous enchaîne devant un daim pas content qui vous gifle avec ses grandes oreilles (oui, il a des oreilles d’éléphant)…  Ce qui a pour effet de vous réveiller. Voilà, c’est ça un rêve et, professionnellement, ça n’est pas exploitable.

Les idées surviennent-elles dans les WC ?

Oui. Mais aussi en marchant dans la rue (la marche active la circulation et irrigue le cerveau), ou chez votre tante, ou assis dans le TER (le TER, c’est un train, Monsieur le Président) ou encore dans la salle d’attente de l’ORL. Partout (même au bureau entre 9h30 et 19h00 ajouterait mon Président). De fait, même si j’ai toujours soupçonné les créatifs de tenir ce genre de discours pour justifier le fait d’aller traîner dehors pendant les heures de travail, il faut reconnaître que, où que l’on soit, on n’est jamais à l’abri d’une bonne idée. Ni du succès.