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Première année de quinquennat : LES PREOCCUPATIONS DES DEPUTES

TBWACorporate a analysé les 33 840 questions écrites des députés lors de la première année du quinquennat (3 juillet 2012 au 23 juillet 2013, sur la base du Journal Officiel). Outil d’interpellation, d’alerte, d’opposition, marqueur politique ou reflet des inquiétudes des Français, l’agence a passé au crible le reflet des préoccupations des parlementaires…

 

3 questions à Pierre-Yves Frelaux, Président de l’agence TBWACorporate


Pourquoi cette étude ?

Les questions écrites au gouvernement sont un outil méconnu de l’action des parlementaires et pourtant, avec près de 34 000 par an, elles représentent une activité importante du quotidien d’un député. Elles sont à la fois l’outil de contrôle du gouvernement pour les députés mais aussi (dans 65% des cas) un moyen d’attirer l’attention du gouvernement sur un problème.

Ainsi pour nous, ces questions écrites sont un baromètre de la société, puisque les députés les posent, souvent, suite à l’interpellation par un électeur ou suite à la sollicitation d’un groupe d’intérêt. Que les questions traduisent l’humeur des électeurs ou les revendications des corps intermédiaires, elles sont dès lors riches d’enseignement et permettent d’identifier les sujets sur lesquels chaque député a envie de s’engager.

A ce titre leur lecture fournit des enseignements précieux sur l’état de l’opinion et les préoccupations des députés.

 

Quels sont les principaux enseignements ?

Sans surprise que les députés relaient prioritairement les préoccupations de leurs électeurs. C’est le cas de la Santé par exemple à la fois première préoccupation des Français – si l’on se fie à un sondage réalisé par l’IFOP pour Dimanche Ouest France – et thème le plus évoqué sur les questions écrites.

D’un point de vue institutionnel et parlementaire, il est cependant surprenant de noter, en revanche, que les trois thèmes les plus abordés par ces questions, c’est-à-dire la santé, l’organisation de l’Etat et la politique industrielle n’ont pas fait l’objet sur la période étudiée (la première année du quinquennat) de grandes lois. Une manière probablement pour les députés de dire au gouvernement qu’il est temps de s’occuper de ces questions.

A contrario, avec seulement 48 questions sur le mariage pour tous en 2013, on mesure à quel point ce sujet a été pour les députés un combat de marqueur symbolique plutôt que de revendication précise et technique.

En regardant enfin dans le détail les questions écrites par groupe politique on s’aperçoit à la fois des priorités assez identiques dans le Top 3 des thèmes posés, mais aussi de quelques résultats inattendus comme le peu de questions des députés front de gauche sur les banques ou la finance et l’absence de questions sur l’Europe de la part des députés centristes. Les députés ne sont pas toujours là où on les attend.

 

Est-ce vraiment à une agence de communication corporate de mener ce genre d’études ?

L’influence ou le lobbying ce n’est plus, et heureusement, le concours des carnets d’adresses et des rendez-vous secrets. A l’heure de la transparence exigée à juste titre par les citoyens de la part des cercles politiques et économiques et de l’omniscience de l’opinion publique, l’intelligence tient désormais le premier rôle.

Pour les métiers de la communication dite corporate et de l’influence, cela nous impose plus que jamais de connaître avec précision les acteurs de l’opinion et du débat public pour leur adresser des contributions utiles et qui les intéressent. En ce sens, l’analyse les questions écrites, reflet des préoccupations des députés, et donc des électeurs comme des corps intermédiaires, permet de proposer aux entreprises des stratégies fondées sur les attentes réelles des parlementaires.

Les entreprises et organisations que nous conseillons souhaitent aujourd’hui contribuer au dialogue fort de leur expertise. Cette demande est légitime et même plébiscitée par les parties-prenantes, qui cherchent un éclairage sur des problématiques de plus en plus complexes et pour lesquelles ils ne sont pas nécessairement spécialistes. En saisissant véritablement les enjeux des parlementaires, les sujets qui les interpellent, les offusquent ou les inquiètent, nous mettons à disposition des organisations tous les outils pour l’édification d’une discussion sereine, intelligente et gagnant-gagnant.

 

Retrouvez ici l’étude dans son intégralité.

 


L’infographie ci-dessous : 

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